L'agriculture en Bouches-du-Rhône perd l'équivalent de 2000 terrains de football chaque année !

Les Bouches-du-Rhône sont malades de l'urbanisation. Chaque année, les villes du département gagnent plus de 1000 ha sur les terres agricoles. Le foncier est très cher et la concurrence européenne est maximale. Beaucoup d'agriculteurs abandonnent et les jeunes, motivés, ont toutes les peines du monde à se lancer.

Les Bouches-du-Rhône c'est 6.000 exploitations, 25.000 emplois directs ou indirects, 600 millions € de chiffre d'affaire annuel, 214.000 ha, soit 41% de la surface totale.

Développement de l’habitat, zones d’activités, logistique, golf, routes et ronds-points, sont de bonnes raisons pour jouer la carte de l’étalement urbain.
Etalement urbain qui est pourtant combattu depuis plus de 10 ans par les lois et réglementations, en préconisant notamment de "reconstruire la ville sur la ville". En effet, c’est en densifiant les zones déjà urbanisées, en réfléchissant à deux fois avant de réaliser de nouveaux aménagements, que nous économiserons l’espace agricole.

Est-on plus heureux dans un espace hyper-équipé ? N’est-il pas préférable de  préserver des espaces de respiration que sont les zones agricoles ?

pression agricole

Pensez-y lorsque vous serez consultés dans le cadre de l’élaboration d’un document d’urbanisme !

Au rythme de consommation actuel (1 200 ha par an), les terres agricoles auront totalement disparu dans un siècle.
En effet, La disparition des terres agricoles dans les Bouches-du-Rhône provient :
- Pour 2/5ème de la création de zone d’activité
- Pour 2/5ème de la création de zones d’habitat et d’équipement public
- Pour 1/5ème de la création d’infrastructures routières et ferroviaires

Pourquoi protéger les terres agricoles ?

- Pour permettre de façon durable aux agriculteurs d’exercer leur métier sur notre territoire
- Pour permettre aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail
- Pour nourrir la population avec des produits de qualité
- Pour préserver l’environnement en assurant les besoins de la population locale
- Pour maintenir le potentiel de création d’emplois et de valeur ajoutée (balance commerciale positive pour les fruits et légumes, le vin, le foin de Crau)
- Pour gérer les espaces naturels, améliorer le cadre de vie, le paysage et lutter contre les risques inondation et incendie.
- Pour limiter la pression foncière
- Pour maintenir l’identité d’un territoire grâce aux labels de qualité : AOC, AOP (appellation d’Origine Protégée) et IGP (Indication Géographique Protégée).
- Pour favoriser la remise en culture de friches qui constituent un potentiel de production important

Privilégier les circuits courts

Seule chance de survie : les circuits courts supprimant les intermédiaires. Les circuits courts avec de petits investissements sont l'avenir. Le bio, économiquement, cela marche. Les AMAP ont un succès sans précédents mais peu d'agriculteurs se lancent, faute de moyens, et les terres en friche sont légions.

L'aide aux jeunes agriculteurs est très faible et mal distribuée

Le syndicat des jeunes agriculteurs du '13' a aidé 36 agriculteurs en 2009 mais seulement 10 en 2010, et ce malgré des moyens publics non négligeables. On dirait que les responsables publics n'ont toujours pas compris que le modèle économique des années 60-70 n'est plus d'actualité. On voit encore, parmi les dossiers aidés, des agriculteurs en difficulté ayant dilapidé 500.000 € pour de l'intensif sous serre (hors terre !) et recevant de nouveaux budgets plantureux pour des projets équivalents ! 

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L'arbois : développement urbain sans projet global de préservation d'un équilibre 

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