Le bio tente de plus en plus d'agriculteurs français

Enfin une bonne nouvelle du côté du bio en France ! Si même les céréaliers sont tentés d'abandonner leur chimie pour une production saine, alors nous sommes sur la bonne voie.

Quelques extraits de l'article du Monde du 25 septembre 2010.

Eric Gobard, 41 ans, est un agriculteur heureux, et même enthousiaste. Il y a deux ans, ce céréalier installé depuis huit ans, à Aunoy, au coeur de la Seine-et-Marne, haut lieu de l'agriculture intensive, a converti 30 % de ses 200 hectares au mode de production biologique. Il espère aller au-delà, car, dit-il, il se sent "aspiré" par ce mode de production. "En agriculture productive, on est arrivé à un paroxysme en termes d'impact sur l'environnement, explique-t-il. Il faut faire marche arrière."

L'agriculteur est aujourd'hui intarissable sur les avantages de ce mode de production. Il se dit "plus serein" de ne pas utiliser de produits chimiques, pour sa propre santé et celle de sa famille ; désigne, ravi, les insectes et les oiseaux qui peuplent ses haies et ses champs.

Du côté des revenus le calcul a été "vite fait". "On a 25 à 40 % de baisse de rendement, mais la production est payée deux fois plus cher, et, sans engrais ni pesticides, les charges baissent, explique le jeune homme. Et on a un sentiment de liberté extraordinaire."

"Les voisins sont de plus en plus nombreux à venir voir comment ça se passe sur mes terres, constate-t-il. Ils voient que c'est faisable -techniquement et rentable. C'est comme cela que ça avance."

L'agriculture biologique est un mode de production qui a recours à "des pratiques- -culturales et d'élevage soucieuses du respect des équilibres -naturels", selon le ministère de l'agriculture, qui évoque des "bénéfices multiples en termes de création d'activités et d'emplois, de préservation de la qualité des sols, de la biodiversité, de l'air et de l'eau".

La conversion à l'agriculture bio est subventionnée pendant les cinq premières années. Fin 2009, 16 446 exploitations étaient certifiées, soit 3,14 % des exploitations. Elles représentaient 2,46 % de la surface agricole utile (SAU) en métropole. Le Grenelle de l'environnement a fixé l'objectif d'arriver à 6 % en 2012, et 20 % en 2020.

Voir l'ensemble de l'article du Monde du 25 septembre 2010.

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